La cheville raide : comprendre le mécanisme et ses répercussions
La cheville est une articulation complexe, composée principalement de l’articulation talo-crurale (entre le tibia, la fibula et le talus) et de l’articulation sous-talienne (sous le talus). Sa fonction principale est d'assurer la mobilité du pied dans plusieurs directions : la dorsiflexion (remonter le pied vers le tibia), la flexion plantaire (pointer le pied), l’inversion (faire tourner la plante du pied vers l’intérieur) et l’éversion (vers l’extérieur).
Avec l’âge, la mobilité de la cheville tend naturellement à diminuer. Cette limitation, appelée “raideur articulaire”, survient souvent à la suite d’arthrose, d’anciennes entorses mal soignées, ou d’un manque d’entretien régulier des amplitudes articulaires. Selon la SFMS (Société Française de Médecine du Sport), la dorsiflexion naturelle de la cheville peut diminuer de 10 à 20 degrés après 65 ans (source : SFMS).
Une cheville “raide” signifie simplement qu’elle manque de souplesse : le pied ne s’adapte plus correctement aux irrégularités du sol. Cela entraîne :
- Une diminution de la stabilité lors de la marche
- Un risque accru de chute, particulièrement sur terrain accidenté ou mobile
- Une sollicitation excessive d’autres articulations (genou, hanche) pour compenser
- Un effort musculaire accru, source de fatigue rapide