Impact sur la stabilité : ce que disent les données
Les études montrent que les altérations de la mobilité de la cheville augmentent significativement le risque de chute chez les seniors. Selon la Haute Autorité de Santé (HAS, 2019), le déficit de flexion dorsale de cheville figure parmi les principaux facteurs prédictifs de perte d’équilibre et de chutes après 65 ans, avec une corrélation directe entre la limitation et la fréquence des incidents (source : HAS, 2019). Un déficit de seulement 5° de flexion dorsale multiplie par 2 le risque de déséquilibre lors du passage de la position assise à la position debout (Menz HB, 2015, "Foot care for older people").
Les pieds, quant à eux, assurent une double fonction :
- Stabilisation, par des ajustements réflexes instantanés via les muscles intrinsèques et extrinsèques
- Information sensorielle, transmise via les barorécepteurs de la voûte plantaire vers le système nerveux central
La perte de souplesse, d’appui efficace au sol ou la diminution de la sensibilité plantaire (fréquente avec l’âge ou en cas de diabète) désorganise la posture debout. Résultat, les seniors limitent spontanément leurs mouvements, rallongeant la durée d’immobilité, ce qui aggravera à terme la raideur articulaire.