Le littoral : douceur climatique et paradoxes de la mobilité
En opposition apparente, le littoral azuréen (par exemple) bénéficie de températures plus clémentes, d’une humidité maîtrisée, et d’une topographie relativement plane. Ces atouts peuvent protéger les tissus articulaires du stress thermique ou mécanique, et favoriser la pratique de l’activité physique douce (marche, natation, gymnastique adaptée).
Comportements sédentaires plus fréquents
Pourtant, les enquêtes de santé publique menée dans les Alpes-Maritimes (Observatoire Régional de la Santé PACA, 2022) relèvent un niveau de sédentarité plus élevé chez les seniors du littoral par rapport à ceux des zones rurales ou montagneuses. Plusieurs facteurs entrent en jeu :
- Urbanisation (plus grande proximité des magasins, services, transports en commun)
- Déplacement facilité réduisant le besoin de marcher longuement ou d’affronter des dénivelés
- Climat attractif mais incitant certains individus à la contemplation plus qu’à la pratique régulière d’activités extérieures
Atout des activités aquatiques
En revanche, la proximité de la mer permet de profiter de la natation, de la marche dans l’eau ou d’autres activités aquatiques. Ces pratiques sont précieuses pour entretenir la souplesse articulaire, d’autant qu’elles réduisent la contrainte gravitaire sur le squelette (Revue Médicale Suisse, 2015).
Malgré tout, la pratique engagée dans ces activités reste modérée : sur la Côte d’Azur, d’après l’ARS PACA, moins de 28 % des plus de 65 ans déclarent une activité physique suffisante selon les recommandations de l’OMS (150 minutes/semaine d'activité modérée).