Conséquences sur l’autonomie, la santé globale et la vie sociale
Ainsi, la gêne sur l’escalier – loin d’être anecdotique – constitue souvent un marqueur précoce de perte d’autonomie fonctionnelle. Une étude de la Haute Autorité de Santé (2019) indique que le critère « monter un escalier sans aide » est intégré dans les échelles d’évaluation de la dépendance, car il synthétise la coordination, la force, l’équilibre et la gestion de la douleur.
La limitation progressive des allées et venues a généralement pour conséquence un repli du senior à l’intérieur de son logement, contribuant à la diminution d’activité physique (lequel conduit à une fonte musculaire accélérée et à une perte supplémentaire de mobilité articulaire – cercle vicieux de la sédentarité). De plus, la restriction des sorties limite l’accès aux ressources sociales, culturelles et même médicales, facteur aggravant l’isolement et parfois la dépression.
Dans le contexte des Alpes-Maritimes, cela signifie parfois renoncer à un potager, à la promenade dans les ruelles en pente ou à la visite d’un marché de village – autant d’activités spécifiques à la région qui contribuent au bien vieillir.