Mécanismes physiologiques accentués par le contexte littoral
L’air marin, riche en humidité, peut impacter la sensation de raideur articulaire, notamment chez les sujets sensibles aux changements de pression atmosphérique. Plusieurs publications (dont la Société Française de Rhumatologie, 2020) font état d’une aggravation des phénomènes inflammatoires articulaires à l’approche de fronts humides ou de variations météorologiques brusques.
En outre, les températures modérées mais ventées conduisent facilement à un refroidissement des tissus superficiels, favorisant une sensation de tension musculaire. Cette sensation, bien que subjective, est fréquemment reportée lors de séances de marche au littoral, par rapport à la même activité réalisée en plaine, à température équivalente.
Enfin, la composante sensorielle (odeurs marines, bruit des vagues) détourne parfois l’attention portée à son propre schéma corporel — le plaisir de la promenade occulte la vigilance à l’apparition des premiers signaux de tension lombaire, qui peuvent donc sembler survenir de façon brutale, alors qu’ils se sont construits progressivement au fil du parcours.