Pourquoi la montée des escaliers devient-elle un défi avec l’âge ?
La montée d’escaliers constitue l’un des gestes fonctionnels les plus sollicités du quotidien, en particulier chez les seniors vivant en maison individuelle ou appartement sans ascenseur. Après 65 ans, les changements liés à la physiologie du vieillissement impactent directement la mobilité articulaire et l’efficacité musculaire. Le phénomène de “sarcopénie”, qui désigne la diminution progressive de la masse musculaire, s’accélère à partir de 70 ans (source : Société Francophone de gériatrie et gérontologie).
La diminution de la force au niveau des membres inférieurs est objectivée par les études : une personne âgée de 75 ans présente en moyenne 30 à 40 % de force musculaire en moins par rapport à sa force à l’âge adulte (source : Inserm, 2022). Cette perte est accentuée par la baisse de l’endurance, la raréfaction des fibres musculaires rapides (type II) indispensables aux mouvements brusques ou ascendants, et parfois par des douleurs notamment au niveau des genoux, hanches et chevilles.
Les escaliers extérieurs accentuent ces difficultés. Contrairement aux escaliers intérieurs souvent plus réguliers, les marches extérieures peuvent être inégales, glissantes ou inadaptées aux chaussures portées. L’absence de surveillance en cas de chute expose à des conséquences plus graves.