Effets physiologiques précis et conséquences cliniques
Adaptations cardiorespiratoires sollicitées
Monter une pente, même modérée (6 % à 10 %), entraîne une augmentation tangible de la consommation d’oxygène, du rythme cardiaque et de la fréquence respiratoire. À partir de 70 ans, la réserve cardiaque et la capacité d’oxygénation du sang sont diminuées, ce qui majore vite la perception d’essoufflement et la sensation de « bras et jambes lourds ».
Dysfonctionnements articulaires et douleurs
En descente, le genou subit jusqu’à deux fois plus de pression mécanique qu’à plat. Ceci expose à des douleurs patellaires (douleurs de la rotule), voire à des décompensations chez les personnes avec arthrose ou antécédents de chutes (Andriacchi et coll., 1980, Journal of Biomechanics).
À cela s’ajoute l’activation accrue des muscles lombaires pour stabiliser le tronc et prévenir l’oscillation vers l’avant ou l’arrière. Or, ces muscles paravertébraux voient leur endurance baisser avec l’âge, d’où des risques de lombalgies après la marche en pente.