Rappels anatomiques : la rotation de la hanche et ses enjeux fonctionnels
La hanche est une articulation dite énarthrose (ou sphéroïde), qui relie le bassin (l’acétabulum) et la tête fémorale. Sa mobilité, vaste, comprend la flexion, l’extension, l’abduction, l’adduction, mais aussi – et c’est fondamental ici – la rotation interne et externe. Ces mouvements de rotation sont assurés par un ensemble de muscles (piriforme, jumeaux, obturateurs, quadratus femoris, tenseurs du fascia lata…), de ligaments (ilio-fémoral, pubo-fémoral, ischio-fémoral) et de capsules articulaires.
En vieillissant, on observe généralement une diminution progressive de l’amplitude de ces rotations. Plusieurs études, dont celle de J. K. Magee (2014, « Orthopedic Physical Assessment »), indiquent une perte de 20 à 30% de la rotation interne chez les sujets de plus de 65 ans. Cette restriction peut s’expliquer par des remaniements capsulo-ligamentaires, une fonte musculaire (sarcopénie), des phénomènes arthrosiques ou encore des postures inadaptées. Ces limitations se traduisent par des difficultés pour enfiler des chaussures, croiser les jambes, ou tout simplement tourner le pied pour s’adapter à une pente.