Comprendre la rigidité dorsale chez les seniors : bases physiologiques et enjeux
Avec l’âge, il devient fréquent d’observer une perte progressive de mobilité au niveau dorsal, c’est-à-dire dans la région comprise entre les cervicales et les lombaires. Les études épidémiologiques montrent qu’après 65 ans, près de 30 % des adultes ressentent une limitation notable de l’amplitude de mouvement du rachis (source : Harada et al., Age and Ageing, 2021). La mobilité vertébrale, entendue comme la capacité à effectuer des mouvements de flexion, extension, rotation et inclinaison, se trouve affectée par des phénomènes physiologiques complexes, incluant la dégénérescence discale, la rigidification des ligaments, la sarcopénie (perte de masse musculaire) et la formation d’ostéophytes (excroissances osseuses).
La raideur dorsale avancée se manifeste par la diminution des rotations et flexions thoraciques, parfois accompagnée de douleurs, de modifications posturales (cyphose accrue) et d’une altération de l’équilibre. Ce contexte peut entraîner une perte d’autonomie, une restriction des activités quotidiennes et une augmentation du risque de chute. Adopter une routine régulière d’exercices de mobilité, précisément adaptés à ce stade d’évolution, permet non seulement de ralentir la progression de la raideur, mais aussi d’agir en prévention secondaire sur les complications associées.